J'ai pu lire ce roman en avant première, je l'ai choisi, le synopsis me tentait... Et puis, je connaissais l'auteur via la bande dessinée Le chat du Rabin.

Alors ? 

C'est une histoire de vampire, ses sens sont exacerbés, ça se passe (en partie) dans le nord de l'Amérique, il y a une histoire d'amour, une rousse folle furieuse cherche à gâcher l'histoire, nous sommes dans le fantastique, il y a même un loup garou un peu jaloux, mais alors, ça n'a rien à voir avec Twillight... Oubliez l'amour courtois, le romantisme, les beaux paysages, ça commence dans une ambiance très glauque en pleine guerre, en 1917 en Ukraine, la luxure est également au programme du début de ce roman, aucun risque pour que l'auteur soit accusé de mièvrerie... Je vous dirais franchement que je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à lire les cent premières pages car Sfar est assez doué pour décrire tout ceci, il faut lui reconnaître ce talent, mais ce n'est pas ma tasse de thé. Notre héros, Ionas, est donc un juif ukrainien qui meurt au combat alors qu'il n'était encore que fiancé et très respectueux de sa religion. Il n'a donc pas connu bibliquement celle qui devait être sa future femme, Hiéléna, ni aucune autre femme d'ailleurs en dépit de l'ambiance qui régnait au sein de sa compagnie. Son frère qui était à ses côtés survit et épouse Hiéléna ce qui rend Ionas, mort vivant, jaloux... Le roman devient alors plus drôle, oui, il y a vraiment de l'humour dans les réparties, les situations. L'histoire se poursuit jusqu'à nos jours où Ionas se retrouve à New-York pour suivre une thérapie auprès de la fraîche veuve d'une rock star, car ce n'est pas facile d'être un vampire (peut-être aurait-il dû lire Twilight pour voir comment ses héros s'en sortent dans le monde moderne en restant en phase avec une certaine morale ?). Je dirais que sur l'ensemble, il est inégal (par rapport au plaisir que j'ai pris à le lire), je me suis presque ennuyée à certains moments, et à d'autres, j'avais du mal à lâcher l'ouvrage. J'ai tout de même mis deux semaines pour le terminer, preuve que je ne l'ai pas dévoré. Ce qui me laisse une impression finale mitigée, je ne regrette pas de l'avoir lu, j'ai même aimé la fin, mais je ne peux pas dire non plus que j'ai vraiment apprécié d'un bout à l'autre. 

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L'éternel de Joan Sfar