Dans mes projets de lecture depuis un bon moment, sur ma table de nuit depuis quelques semaines, je l'ai lu rapidement ces derniers jours, malgré un emploi du temps fort chargé par rapport à mes habitudes, mais avec un trajet de 1h30 également. 

Max est un pur produit du programme nazi des Lebensborn, ces enfant qui ont été conçus pour être de parfaits représentants de la race aryenne. On suit son parcours depuis la veille de sa naissance à la fin de la seconde guerre mondiale. Il est écrit à la première personne, par Max, le héros du roman. Ce livre s'adresse aux adolescents à partir de 15 ans et aux adultes. Il est difficile de le proposer aux plus jeunes car le sujet est vraiment difficile, et certaines scènes sont très dures. Cependant, en tant qu'adulte, j'ai trouvé cette lecture beaucoup plus abordable que Les bienveillantes où l'on se mettait aussi dans la peau d'un nazi, pas un enfant que l'on a conditionné, témoin plus qu'acteur, mais d'un adulte qui avait fait des choix et qui a provoqué des horreurs. Autant, je n'avais pas pu terminer le roman de Littell, autant, ici, je l'ai lu d'une (presque) traite, parce que l'écriture est plus simple, sans être du tout mièvre, bien au contraire, mais aussi parce qu'il y a des pointes d'humanité qui percent ici et là, parce qu'il n'est pas très long non plus. Max commence sa vie dans un Lebensborn où rapidement, il sera arraché à sa mère, il sera "baptisé" par le Fuhrer en personne, il participera à des actions de vol d'enfants, fréquentera une Napola... C'est un roman que je recommande à mon tour, POUR NE JAMAIS OUBLIER car les gens semblent parfois avoir la mémoire courte...

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Max, Sarah Cohen-Scali