Une nouveauté et deux "vieilleries" deux grands classiques (que je n'avais jamais lus... vous savez, ces livres que l'on "connaît" sans les avoir parcourus au final...).

Le doute. Même si j'ai trouvé les premières pages un peu... longues dans le sens on n'est pas plongé immédiatement dans "l'action"; assez rapidement, les choses se mettent en place et le titre du livre résume parfaitement ce que l'on ressent tout au long de la lecture. Un style d'écriture fluide, agréable à lire, une description des Hébrides qui donne envie d'y aller (déjà avec Peter May...). Angus et Sarah souhaitent changer de vie, ils ont perdu une de leur jumelle un an auparavant, ils étaient à l'aise, vivaient à Londres, mais ce drame les a marqués, ils souhaitent déménager et l'héritage d'un petit cottage sur une petite île des Hébrides semble être l'occasion rêver pour reprendre un nouveau départ... Mais des détails ici et là, vont venir perturber Sarah et Angus qui se mettent à douter, de l'un, de l'autre, de leur fille... Jusqu'au bout, le suspens est maintenu pour notre plus grand plaisir. A chaque fin de chapitre, on n'a qu'une envie, connaître la suite.
L'histoire est contée à la fois par Sarah, à la première personne et à la fois par le narrateur (à la troisième personne).
On y aborde le deuil de l'enfant, la gémellité (en tant que maman de jumeaux monozygotes, j'y suis sensible, voire critique, des moments m'ont fait tiquer, mais ils sont nécessaires pour qu'il y ait une histoire, et c'est tout de même bien documenté à ce niveau là), le couple avec ses secrets...

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Le doute, S. K. Tremayne

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Le chien des Baskerville. Voilà l'une des plus célèbres des aventures de Sherlock Holmes, sur ma table de nuit depuis fort longtemps car l'un de nos enfants l'a lu en classe. Pour ma part, je n'avais lu qu'une seule de ses aventures, aux Etats-Unis, j'ai donc fait plus amples connaissances avec les personnages de Holmes et ce cher Watson, Le mystère Sherlock m'ayant donné déjà des indices importants. Dois-je vraiment vous parler de l'histoire que tout le monde "connait" ? C'est assez sympathique de se replonger dans l'Angleterre de la fin du 19ème écrit à l'époque (contrairement aux Anne Perry), il y a des réflexions intéressantes à noter, une vision du monde... Une belle plongée dans le passé...

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Le chien des Baskerville, Arthur Conan Doyle.

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Oliver Twist, je me rapelle avoir vu le début du film le plus récent... mais pas du tout de la fin... Etrange... Donc encore un classique, pourtant court, que je n'avais jamais lu (quelle ignare je fais !!), c'est chose faite. C'est amusant de voir que l'auteur s'amuse à vendre la mèche au début de chaque chapitre, il tue le suspens (si on lit les en-têtes), mais ça a aussi un côté rassurant, car c'est une histoire qui se termine bien. Là aussi, comme c'est un livre d'époque on sent que l'auteur tient à faire passer Oliver pour un être foncièrement bon, parce qu'il devait alors être difficile d'admettre, pour la "bonne société" que l'acquis avait autant sinon plus d'importance que l'inné. Si Oliver côtoie, malgré lui, à cause de sa naissance, la fange de la société, il reste très moral et ne sera jamais actif dans la malfaisance. Par contre, Dickens ne se prive pas de critiquer ses contemporains, comme ce mauvais juge, ce bedeau très repprochable etc.

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Oliver Twist, Charles Dickens.