Une ambiance de fin de monde avec la montée des eaux qui va jusqu'à noyer Londres et oblige la narratrice à mettre au monde son enfant dans des conditions d'exil.
C'est surtout un style d'écriture : une alternance entre le présent, quelques retours sur des moments du passé, et des extraits d'inspiration biblique et mythologique (l'auteure donne des précisions en fin d'ouvrage), un récit à la fois économe en mots et efficace par sa portée. Dans l'idéal, pour bien s'imprégner du texte et l'apprécier, il faut le lire d'une traite (prévoir environ 1 heure) car ce n'est vraiment pas un roman ordinaire que l'on peut lire par petits bouts. Il faut s'y plonger et n'en ressortir qu'à la dernière page.
J'ai plutôt apprécié ce petit ouvrage d'actualité qui nous parle d'exil, de camps de réfugiés, de réorganisation... et malgré tout, il n'est pas pessimiste, peut-être parce que c'est le récit d'une mère qui nous narre ces événements également à travers la naissance et le développement de son enfant, tout en détails si importants pour les mères. Un texte au final fort poétique que j'ai vraiment apprécié. Le seul détail qui m'a troublée, c'est l'utilisation d'initiale en lieu et place des prénoms, alors qu'au moment du choix pour le bébé, des vrais prénoms ont été utilisés. Sans doute un choix de l'auteure pour lequel j'apprécierais une explication...

Hunter

La fin d'où nous partons, Megan Hunter (et marque-page offert avec le dernier Flow)