Ce roman récemment traduit en français est la première enquête d'Erlendur et l'on y trouve déjà tous les ingrédients qui font la saveur des policiers d'Indridason.

J'ai dévoré ce tome, mais j'avoue avoir été un peu déroutée par le dernier tiers...

Palmi va rendre visite à son frère Daniel, interné en pyschiatrie depuis ses 13 ans, mais lorsqu'il arrive, les lieux semblent avoir été dévastés et il assiste impuissant à sa chute suicidaire... Au même moment, un ancien enseignant vivant dans un taudis va être immolé par le feu dans sa cabane... un lien uni les deux personnages : l'un a été le professeur de l'autre, mais y a-t-il un mobile qui réuni les deux événements ? C'est ce que vont chercher Erlendur et ses collègues d'un côté, et Palmi du sien, avec des échanges de connaissance... Bref, sur ce plan là, tout est vraiment dans la veine de l'auteur.

Par contre (attention, divulgachage) : l'histoire va nous faire nous interroger sur le contenu de gélules d'huile de foie de morue que distribuait l'enseignant à ses élèves de 6ème cette année là (dont Daniel), et nous remontons la filière vers un groupe pharmaceutique qui s'est investi dans le clonage... mais ce clonage tel que des gens le voyaient encore en 1997 (et je suis sûre, tel que certains le pensent encore) : croire que cloner quelqu'un c'est le recréer à l'identique, ce qui est totalement absurde. Bien sûr, il ne semble pas que Indridason adhère à cette thèse (c'est celle du responsable du laboratoire qui est donc incapable de voir que ce qui façonne un individu n'est pas seulement l'ensemble de ses gênes), et il place l'indignation plutôt du côté de l'ignonimie que ces manipulations représentent (ici, en ayant créé deux enfants de laboratoire, ce qui est évidemment totalement abject) sans émettre une seule objection concernant l'illusion de la vie "éternelle" proposée par le clonage... mais après tout, ceci est un détail 

a poussi

 Les fils de la poussière, Arnaldur Indridason

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La bibliothèque la plus proche avait plusieurs bande-dessinées de la collection Secret, j'ai donc commencé par Samsara : de l'aventure, des secrets de famille (puisque c'est toujours le sujet de cette collection), du dépaysement, un bon cocktail divertissant (avec beaucoup de morts cependant...).

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Samsara, collection Secrets, Frank Giroud et Michel Faure

J'ai beaucoup apprécié également, dans un autre genre, toujorurs dans la même collection : L'écharde, l'histoire de 2 soeurs qui vont découvrir leur secret après le suicide de leur père. 

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L'écharde, collection Secrets, Frank Giroud et Marianne Duvivier

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C'est la bibliothécaire qui m'a suggéré celui-ci qui m'a effectivement fort plu. Notre héroïne est parisienne, mais elle a vécu son enfance du côté du Poitou dans une maison réaménagée, au milieu d'un vaste jardin que ses parents ont pris plaisir à faire vivre, cela ressemble bien sûr à chez nous avec ses vielles pierres, sa faune et sa flore sauvage... Ses parents étaient plutôt écolos, très littéraires, plutôt anticapitalistes, ils me plaisent beaucoup ! Un ouvrage très agréable à parcourir, relatant des souvenirs d'enfance.

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 Les grands espaces, Catherine Meurisse.

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Un OVNI, enfin, une soucoupe... Une bande-dessinée amusante : les extraterrestres sont arrivés sur terre, ils ont plutôt des allures de robot, mais sont venus nous étudier pacifiquement, plus particulièrement notre héros vendeur de vinyles à l'époque où le marché commençait à baisser... Une tranche de vie, de l'humour, une sympathique lecture.

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Soucoupes, Obion et Arnaud Le Gouëfflec.