Envie de retrouver Peter May et ce coin de l'Écosse que j'aimerais pouvoir parcourir en vrai un jour... La bibliothèque avait cet ouvrage en rayon.

Un homme se réveille sur la plage quelque part sur l'île de Harris dans les Hébrides. Il ne se souvient de rien, ni qui il est, ni d'où il vient, mais sa maison est juste là, près de la plage, il y retourne et s'aperçoit qu'il n'y a là aucun indice sur sa personne... Il va devoir enquêter sur lui-même et peut-être découvrir des vérités qui ne vont pas lui plaire... de son côté, sa fille de 17 ans, pour qui il était mort, découvre que ce n'est sans doute pas le cas, elle va elle aussi chercher à comprendre, savoir... Le roman se déroule essentiellement dans cette partie de l'Écosse avec des incursions à Edimburg et même Londres, il y est beaucoup question des abeilles qui, nous le savons bien à présent, souffrent des pesticides répandus sur les cultures. C'est un polar environnemental, pas aussi prenant et passionnant que la trilogie de l'île de Lewis où l'auteur avait su nous transposer avec talent, mais tout de même captivant.

Les disparus du phare de Peter May

Phare

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Malaterre de Pierre-Henri Gomont

C'est un gros volume qui mérite ces 190 pages sans aucune longueur. On est rapidement happé par l'histoire qui nous accroche jusqu'à la dernière page.
Une belle émotion qui n'est pas larmoyante, c'est un roman graphique, la narration et les cases se complètent parfaitement. De belles proportions dans les cases qui servent totalement le sujet. Le dessin est vraiment personnel, il correspond bien aux caractères des personnages, un trait énergique à l'image des protagonistes avec une mise en couleur adaptée. Voilà pour le côté technique qui, ici, a son importance. L'histoire : Gabriel, le père, le personnage central, est absolument odieux (on peut le dire c'est un g*** c***rd), il ne respecte rien, c'est aussi un gros fêtard égoïste, il est raconté par l'un de ses fils, sans jugement, avec une certaine tendresse, mais de façon également tout aussi objective. Un jour, il décide de racheter la propriété de ses ancêtres dans la forêt tropicale à 5000 km de Paris où la famille vivait alors, puis en parfait despote, il fait venir ses aînés avec lui, ils vont découvrir la vie d'expatriés avec ses avantages, mais aussi la séparation d'avoir leur mère et leur petit frère... La fin est tout simplement belle ♥

Une belle découverte ! 

Malaterre