Un livre à paraître, un autre qui vient de sortir, des lectures courtes pour alterner avec un bon pavé en cours, Le garçon, de Marcus Malte qui se savoure plus doucement...

Au fil des premières pages, j'ai commencé à freiner des deux pieds tant j'avais peur que le livre ne soit pas à la hauteur de mes espérances, tout me semblait assez cliché. De plus, j'ai toujours un peu de mal avec les personnages qui ont subit leur vie de longues années durant avant de finalement se réveiller, se rebeller et faire payer les leurs, cela ne m'amuse qu'à moitié, surtout lorsqu'il s'agit de personnes qui auraient vraiment pu faire autrement, mais qui se sont sentis obligés de répondre aux injonctions de la société, il ne s'agit pas d'être égoïste, mais de vivre sa propre vie, pas celle qui fait plaisir uniquement aux autres. Jeanne est donc entrée dans un établissement contre son gré, à cause de ses enfants, du moins, elle en est persuadée. Après tous les sacrifices qu'elle a fait pour eux, elle compte bien les faire payer en jouant la carte de la démence par alternance... Au fil des pages, on se rend compte que tous les siens ne sont pas si odieux qu'elle voulait le croire, même si un ou deux sont tout de même assez égoïstes, elle reconnaît les qualités de celui-ci, de celle-là... Et puis, elle va se laisser surprendre par l'amitié avec une joyeuse bande de pensionnaires encore très en forme et puis l'Amour... Plein de bonnes choses vont finalement leur arriver (vous savez, ces histoires où tout se goupille si bien, presque trop bien), et ce n'est pas le plus intéressant. Tout l'intérêt du livre est surtout de donner à voir que la vie, quand les choses ne se sont pas trop gâtées côté santé, ce qui arrive de plus en plus souvent, est exaltante jusqu'au bout, que l'amour n'a pas d'âge, que les liens d'amitié sincère peuvent se tisser même sur le tard... Et c'est vraiment pour cet aspect que j'ai apprécié la lecture, pour ces sujets qui sont encore rarement évoqués, même si j'imagine que cela va devenir courant dans les décennies à venir ! Beaucoup de peps avec ces octogénaires qui donnent la pêche !

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Les sales gossesCharlye Ménétrier McGrath

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C'est un livre qu'on lit d'une traite parce qu'une fois commencé, on n'a qu'une hâte, sortir de cette prison où ce papa a été enfermé. Bien sûr, il n'est pas innocent, mais son crime ne mérite pas de tels traitements car malheureusement, la vie carcérale n'a rien de l'hôtel de luxe, et si on échappe à la spirale infernale qui vous fait y retourner, on fait presque partie des chanceux... Cette histoire est tirée d'une histoire vraie, d'un ensemble de lettres échangées entre Alexandre et sa compagne Pénélope pendant l'incarcération de celui-ci... Celle qui attend, c'est leur fille, Pamina, 3 ans... 4 mois, ce n'est pas grand chose dans la vie d'un adulte, mais c'est très long à cet âge, et c'est aussi très long pour un adulte coincé entre 4 murs et les aléas de la vie cellulaire... Une belle histoire, très réaliste, instructive aussi sur les réactions des uns et des autres, chacun ayant ses raisons pour agir comme il le fait, d'un côté comme de l'autre, on ne souhaite ni faire partie des uns, ni faire partie des autres, mais il ne faut pas oublier que tout ceci existe et qu'avec des moyens mieux utilisés, on pourrait sûrement améliorer le sort de tous.
Une belle écriture. Un vrai coup de coeur pour ce bon roman ♥

celle qui

Celle qui attend, Camille Zabka